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dimanche 8 mai 2016

COMMENT MURRAY EST DEVENU UN VRAI JOUEUR DE TERRE BATTUE

MURRAY vient d'entrée dans le big four de la terre battue çà sa façon avec cette victoire en demie finale contre le maître de cette surface Rafael NADAL au masters 1000 de Madrid comme l'année dernière. Il confirme son évolution sur cette surface.



Le lien ci dessous de l'article de "Tennismag"
http://www.tennismag.com/murray-devenu-vrai-joueur-de-terre-battue/

mardi 7 octobre 2014

LA STRATEGIE DU DESPERADO OU COMMENT RENVERSER (parfois) UNE SITUATION PERDUE D'AVANCE AU TENNIS

Savoir faire le vide dans la tête et
passer en mode guerrier
Et si une difficulté imprévue lors d'un match de tennis était l'occasion pour nous adopter le comportement audacieux que l'on aurait toujours rêvé d'avoir sur le court. Un problème de terrain, une diminution de nos facultés physiques ou une mise en échec de notre stratégie de jeu sont autant de situations où notre créativité et notre capacité à prendre une décision sont mises à l'épreuve.
Si parvenir à ce sortir de chaque piège n'est pas à la portée de n'importe qui, il ne tient qu'à nous et à notre seule volonté d'au moins systématiquement essayer.


1. Un nouveau paradoxe tennistique


Benjamin Franklin (1706 - 1790) Imprimeur, éditeur, écrivain, inventeur, homme politique américain
avait déclaré un jour "que quand une porte se fermait devant nous, des dizaines de portes s'ouvraient à côté et que le plus souvent, nous nous lamentions sur notre échec au lieu de prendre en compte toutes les nouvelles opportunités qui s'offraient alors à nous."

Le tennis nous apporte régulièrement son lot de situations imprévues ou à cause de l'adversaire, du terrain, de notre état de forme physique, on se retrouve à devoir revoir le plan que l'on avait échafaudé avant le match. Mais comme ce sport est aussi celui de l'adaptation aux situations nouvelles, je vous invite à adopter l'attitude qui consiste à voir en chaque contrainte une opportunité.


2. Le terrain de tennis imparfait



Quand ça glisse trop, c'est pas jouable
L'idée de cet article m'est venue après qu'une de mes joueuses ai dû disputer un match sur un court très humide. Le match devait se disputer à 10h et il avait plu durant la nuit, ce qui avait rendu le court impraticable. Après avoir attendu de longues minutes que les agents d'entretien remettent en état les terrains (Terre Battue) le juge arbitre décida de lancer les matchs 3 heures après l'heure prévue.

La plus grande particularité était qu'il s'est légèrement remis à pleuvoir et que le fond du court était un plus bouilleux mais le match avait eu lieu quand même. Donc tout recul était impossible à partir de un mètre cinquante derrière la ligne de fond du court et les balles devenaient très lourde au bout de 6 échanges. Ce qui handicapait plutôt la joueuse, vu qu'elle avait tendance à souvent a se placer confortablement plusieurs mètres en recul, afin de laisser s'exprimer une belle couverture de terrain en défense.

C'est le moment qu'elle a choisi pour décidé qu'après tout, l'instant était idéal pour essayer les prises de balles tôt et plus précoces qu'elle n'osai jamais tenter en match jusque-là. Je l'ai encouragé d'ailleurs systématiquement, à se replacer plus à l'intérieur du terrain. Sans frapper exagérément et avec la principale intention tactique de ne pas reculer, elle remontait alors au score pour remporter le premier set où elle était très largement menée. Et ensuite survoler le deuxième set afin de remporter le match.

Des circonstances extérieures l'avaient contraint à valider en match officiel, des techniques qu'elle ne pratiquait alors qu'à l'entrainement. Ce match a modifié (dans le bon sens) son comportement en compétition pour le reste de la saison. Il est important de préciser qu'à une autre époque, en de pareilles circonstances, elle aurait passée le match à se lamenter voire balancer le match.


3. Le physique qui nous trahit

Avec le doute de la forme physique, est-ce  possible?
Je n'évoque bien évidement pas le cas de la blessure sérieuse qui demande, quand elle survient, l'arrêt total et immédiat du match. Mais de la petite gêne qui fait que vous ne pouvez pas jouer votre tennis habituel à 100%.

Deux exemples de deux joueurs que j'ai pu coacher. Le premier avait une tendinite située sur le haut de mes genoux qui l'empêcher d'effectuer tous les mouvements de déplacements (pas chassés, changement de direction, petits pas), le joueur ne pouvais plus sprinter sans qu'une vive douleur ne le stoppe dans son élan. Ce qui handicapait fortement le joueur.
En compassant sa lacune en vitesse de pointe par des efforts plus marqués dans le domaines de l'anticipation, du replacement et de la meilleure utilisation de l'éventail technique qui est à sa disposition pour se déplacer sur un court sans courir, il avait tout simplement augmenté son niveau de jeu. Il s'est rendu compte à cette occasion qu'il était plutôt rare d'être contraint de littéralement courir sur un court, si on avait fait les efforts suffisant pour correctement se placer avant.

Le deuxième exemple est un autre joueur qui avait une contracture au niveau du haut du muscle de l'épaule droite (joueur droitier). Il pouvait effectuer tous les coups du tennis sauf un : le revers à une main (qui était un de ses points forts). Arrivé lors d'un tournoi, le joueur avait atteint la demie finale et ne voulais pas déclarer forfait décida de jouer son match en utilisant au maximum son coup droit, d'augmenter le nombre de ses montées au filet et d'improviser un revers à deux mains de remise. Il a disputer un match honorable et était fier de pas avoir déclaré forfait.


4. L'adversaire qui nous neutralise



Pire que le rameur? Le volleyeur fou!
Une autre contrainte à laquelle je pense est celle de l'adversaire qui neutralise complètement votre jeu habituel.
Un exemple d'un joueur que j'ai eu avait rencontrer un redoutable adversaire qui jouait très au-dessus de son classement, un serveur-volleyeur. Il avait gagné tous ses précédents matchs en moins d'une heure.
le joueur a vite compris que son service était imbreakable, il jouait presque systématiquement le revers dès sa mise en jeu et captait toutes les tentatives de le passer par un remarquable sens de l'anticipation. Il a perdu le premier set assez sèchement car bien entendu le joueur s'était légèrement tendu sur ses propres jeux de service.

C'est alors que mon joueur se décide à l'entame du deuxième set de troquer son retour de revers slicé habituel par un retour de revers frappé joué au milieu du filet en direction des pieds de l'adversaire. Et comme d'habitude, quand on a un objectif précis sur une situation de jeu précise, on a tendance à augmenter son taux de réussite. Ce qui a permis d'enrayer très nettement la belle mécanique adverse, de le breaker pour la première fois et de le faire douter dans le deuxième set.

C'est un petit peu le même cas qui se présente quand vous rencontrez un joueur qui a un seuil de régularité supérieur au votre. C'est-à-dire quand votre adversaire peut renvoyer la balle une fois de plus que vous dans le court. dans ces cas-là, l'attaque n'est une option mais une obligation. Ayez à l'esprit que si jamais vous commencez à gagner les points en décidant d'abréger les échanges, ce sera au tour de votre adversaire de douter et de devoir se remettre en question.
Voir à ce sujet le mode d'emploi pour battre un rameur au tennis.


5. La clé de la bonne attitude mentale


 


Le point commun entre les trois exemples évoqués ci-dessus est qu'à chaque fois les  différents joueurs se sont servi de circonstances défavorables pour franchir un palier technique et d'expérimenter en match officiel des choses travaillées et validées à l'entrainement. Que ce soit une prise de balle précoce, une utilisation exacerbée du décalage coup droit, un replacement plus réfléchi, des retours frappés côté revers ou l'adoption d'un jeu d'attaque débridé.

La prochaine fois que vous vous trouvez pris dans une impasse technico-tactique en jouant votre jeu habituel, réfléchissez si vous ne disposez pas d'un plan B que vous auriez dans la raquette. Des coups / enchainements que vous auriez travaillés à l'entrainement sans jamais oser les ressortir en match.

Le moment est alors idéal pour sortir de votre cadre habituel (votre confort) puisque si vous voulez garder une petite chance, cette démarche est nécessaire. Vous n'avez rien à perdre et donc puiser dans cette situation de détachement et la combativité du despérado.

Si vous vous obligez à adopter cette démarche systématiquement, attendez-vous à des résultats surprenants. 

Moralité : 
LORS D'UN MATCH OFFICIEL, SOYEZ TOUJOURS DANS LE TRAVAIL ET DANS LA PROGRESSION

Le plus grand regret ne doit pas être le fait d'avoir perdu, mais de pas avoir TENTÉ quelque chose qui me sort de mon cadre habituel, de ma zone de confort


Et vous? Avez-vous connu des situations un peu difficiles que vous avez su retourner en votre faveur par une attitude audacieuse ? 

Je serai curieux d'en savoir plus dans vos commentaires : ndifo.co@gmail.com


mercredi 14 mai 2014

POURQUOI JOUER TOUTES LES NOTES QUAND IL SUFFIT DE JOUER LES PLUS BELLES ?

Connaissez-vous ce personnage?


C'est l'un des plus grands musiciens du 20ème siècle : Miles Davis

Son aire transitionnelle, c'est sa trompette.

Pour vous, c'est votre raquette.

C'est-à-dire le moyen pour vous de vous exprimer. Un moyen pour vous de vous projeter dans la réalité et exprimer votre créativité.


Le tennis nous offre cette possibilité.

Et tout comme nous au tennis, Miles Davis pouvait modifier les nuances grâce à sa trompette ou l'intensité de sa musique, faire des notes différentes, changer le rythme, créer une nouvelle séquences de notes... 

Et tout cela grâce à sa trompette; tout comme vous, grâce à votre raquette

Mais que peut-il nous apporter pour devenir un meilleur joueur de tennis?

1. ET SI ON ARRETAIT DE VOULOIR TOUT FAIRE ?

Miles Davis était un excellent musicien, mais pourquoi est-il devenu une légende de la musique?
En 1957, Miles Davis joue avec des musiciens français pour réaliser la musique du film chef d'oeuvre "Ascenseur pour l'échafaud" de Louis Malle.
Mais le groupe a très peu de temps et doit improviser la musique devant un écran projetant des scènes du film.
Ces morceaux ne comptant que très peu d'accord marqueront le point de départ du nouveau style de Miles Davis.

2. TROUVER VOTRE STYLE DE JEU ET JOUEUR LES PLUS BELLES NOTES

En faite Miles Davis trouvait que les grilles d'accord étaient trop complexes, cela l'empêchait d'exprimer pleinement son talent et de se faire vraiment plaisir en jouant.

Roger Federer (artiste) - en concert, jouant une qu'il maîtrise

Tout comme vous, si vous voulez être bon partout cela va ralentir votre progression, et vous empêcher de prendre plaisir à jouer. Et aussi générer de la frustration.

Vous devez trouver vos notes, vous devez trouver votre style sur le terrain comme Djokovic, Nadal ou Federer

Et savez vous comment Miles Davis a enregistré son chef d'oeuvre "King of Blue"

En improvisant ! Incroyable pour un album de musique. Mais en improvisant à partir d'une trame qu'il avait composée à l'avance. Cela veut dire qu'il a improvisé à partir d'un plan qu'il avait en tête.

Tout comme vous sur le terrain, vous devez être capable d'improviser tout en vous aidant de votre arsenal de tactique que vous avez déjà travaillé à l'entrainement. Comme Miles Davis.

Et pour ça, vous devez joueur simple

ERREUR N°1 : VOULOIR JOUER TOUTES LES NOTES

Je sais, on veut tous le revers de Djokovic et le coup droit de Federer. Mais si vous cherchez à avoir ça, vous ne progresserez pas. 
C'est l'erreur qu'on voit régulièrement : vouloir jouer toutes les notes.

3. UN SEUL ELEMENT POUR PROGRESSER EN UN MOIS

Vous devez trouver des éléments simples (second  service lifté sur le revers - revers croisé long - revers slicé long...) sur lesquels vous entrainer.

Vous devez donc trouver votre style de jeu et les séquences de coups et tactique à travailler :
1 - Quel est votre style de jeu?
2 - Quelles sont les plus belles notes qui vous permettraient d'être un virtuose dans votre votre style

Vous remarquerez que lorsque vous jouer mal (notamment en match), c'est lorsque vous ne jouez pas les notes que vous aimez. C'est lorsque vous n'acceptez pas de jouer votre style de jeu.


RESUME RAPIDE ET CONCRET

A l'entrainement : concentrez vous sur un seul coup / une seule séquence de jeu lors d'une séance

Trouvez votre identité de jeu (celle qui vous donne le plus de plaisir) et jouez comme ça en match ne jamais abdiquer sur ce point


mardi 13 mai 2014

GAGNER CONTRE UN RAMEUR : LA MÉTHODE DU « ROULEAU-COMPRESSEUR »

Le rameur => joueur qui ramène constamment la balle et qui a tendance à gagner ses matchs contre vous...!
Ses forces => Seuil de Régularité très élevé, nous faire reculer et nous endormir..!

Les 2 principales erreurs qu'on a tendance à commettre :

* Attaquer trop tôt et dans de mauvaises conditions ce qui génère des fautes directes ainsi que de la frustration. Cela altère notre mental.

* Adopter la même stratégie :on se laisse endormir et ce n'est pas du tout notre jeu.





1. Stratégie Tactique à adopter 


  • La méthode du rouleau compresseur

Consiste à avancer dans le terrain et de refuser de reculer. La position la plus reculée est de jouer sur votre ligne de fond.

Objectif de la tactique => « voler » du temps au rameur pour casser son rythme. Avancer. Car le rameur veut gagner du temps pour se replacer. Vous devez le faire souffrir en prenant la balle plus tôt.

Résultat => Il va être asphyxié, il ne va pas comprendre ce qui lui arrive. Il va faire comme d’habitude et pourtant il n’aura jamais le temps de se replacer correctement. Il va souffrir et vous allez remporter vos points.


vendredi 9 mai 2014

Cinq erreurs à éviter si vous souhaitez frapper des coups droits puissants au tennis

On veut tous taper fort dans la balle, mais pas n'importe comment.

Vincent Bonnin nous explique par son blog les cinq erreurs à éviter afin de pouvoir effectuer des coups droits en puissance.

Comme disait Toni Nadal (coach de Raphael Nadal) "si tu es bien placé, pourquoi ne pas frapper fort"....

Lien vers le blog : frapper fort un coup droit

mercredi 22 janvier 2014

STRATÉGIE ET TACTIQUE NE PAS CONFONDRE

Souvent considérés comme identique, il est important de faire la distinction entre les notions de tactique et de stratégie au tennis. En effet, ces deux notions, même si elles sont forcément complémentaires renvoient à deux notions différentes qu'il est important de différencier afin de progresser dans la gestion de son match.



Tactique et stratégie : les définitions

Pour bien comprendre les différences, reprenons les définitions des deux mots issue du dictionnaire :

  • Stratégie : "Art d'organiser et de conduire un ensemble d'opérations militaires prévisionnelles et de coordonner l'action des forces armées sur le théâtre des opérations jusqu'au moment où elles sont en contact avec l'ennemi"


  • Tactique : "art de diriger une bataille, moyens employés pour réussir"


De ces deux définitions, on peut déjà remarquer la différence entre les deux notions : la stratégie va porter sur le coté planification (grandes lignes générales) alors que la tactique va plus porter sur le coté opérationnel (comment manœuvrer pour obtenir le résultat escompté de la stratégie). Nous pouvons donc dire que ces deux notions sont indissociables : pas de tactique efficace sans l'élaboration préalable d'une stratégie cohérente, et d'un autre coté, une stratégie cohérente ne peut fonctionner sans la mise en œuvre d'une tactique efficace.


Prenons un exemple pour bien comprendre : vous êtes le général d'une armée assiégée. Vous allez devoir choisir la stratégie (soit garder vos positions en espérant que l'armée soit moins endurante que vous, soit tenter d'attaquer). Si vous décidez d'attaquer, vous allez ensuite mettre une tactique en place pour réaliser votre stratégie: à quel moment attaquer ? De quel coté ? Etc...



Application au tennis

Quittons un peu ces considérations militaires pour revenir à ce qui nous intéresse : comment utiliser ces deux notions au tennis.


1. Définir une stratégie :


Généralement, on définit au tennis sa stratégie principale en fonction de ses propres qualités. Toutefois, il est possible de réajuster cette stratégie si l'on connait son adversaire (ce qui se fait à haut niveau avec une analyse vidéo), ou encore durant l'échauffement ou en cours de match si l'on s'aperçoit d'une faille chez l'adversaire.


Quelques exemples de stratégies (non exhaustives) en partant du plus basique :
  • remettre la balle en jeu une fois de plus que l'adversaire
  • attaquer
  • jouer long
  • attaquer une balle courte
  • monter au filet dès que possible
  • faire courir l'adversaire
  • prendre l'initiative avec son coup fort
  • exploiter le point faible de l'adversaire
  • etc....
Certains joueurs vont prendre le parti d'appliquer leur stratégie préférentielle sans se soucier des qualités de l'adversaire en espérant pouvoir imposer leur style de jeu... au risque parfois de perdre sèchement. D'autres au contraire vont être plus axés dans l'analyse du jeu de l'adversaire. Un maitre en la matière était Fabrice Santoro qui tenait à jour des fiches d'analyse sur les joueurs du circuit, ou encore Ivan Lendl qui observait ses adversaires avant ses matchs pour analyser.


2. Mettre en place une tactique qui va permettre de réaliser la stratégie


Au tennis, une tactique va donc être la mise en place d'un ensemble de frappes qui vont avoir pour but de réaliser la stratégie prévue, et pour la même stratégie, il peut y avoir plusieurs tactiques possibles que l'on peut mettre en place. C'est ce qu'on appelle des schémas tactiques.

Prenons un exemple :

Stratégie choisie : exploiter le point faible de l'adversaire

 
Tactiques possible :

  • Fixer sur le point faible et attendre la faute
  • Fixer sur le point faible en proposant une variation d'effet, de vitesse et de hauteur de balle
  • Fixer l'adversaire sur son coup fort pour attaquer sur son coup faible
  • Monter au filet sur son point faible
  • Fixer l'adversaire sur son point faible pour obtenir un balle courte et attaquer dans l'espace libre.
 Comme vous pouvez le voir, pour une stratégie, il y a une quasi infinité de tactiques possible qui vont dépendre de vos capacités et de celles de votre adversaire.



3. Tactique et stratégies dépendantes du physique et de la technique

Et oui, il y a bien sûr une limite... Vous avez beau avoir la meilleure stratégie, et visualiser la ou les bonnes tactiques à mettre en place, encore faut-il être capable de les mettre en œuvre... Pour reprendre les métaphores militaires du début de l'article, le meilleur stratège militaire ne pourra rien faire s'il ne possède pas les ressources pour appliquer son plan au sein de son armée...
Il en est de même pour le joueur de tennis : même avec une bonne analyse, s'il n'est pas capable physiquement et techniquement de mettre en place les solutions trouvées, il ne pourra pas mettre en place sa stratégie.

Et c'est dans cette situation que l'on se rend compte du caractère indissociable de la technique, du physique et du mental au tennis : vous avez beau avoir une bonne analyse tactique du jeu, si votre technique ou votre physique ne vous donne pas la capacité de mettre en place cette tactique, vous ne pourrez pas gagner.



4. Conclusion


Prendre le temps de choisir une stratégie cohérente au contexte du match et de mettre en place la ou les tactiques qui en découlent vont permettre à un joueur quelque soit son niveau de créer un fil conducteur à son match. Toutefois, cette analyse peut parfois ne pas suffire à remporter le match car le joueur peut ne pas avoir un bagage physique et technique suffisant pour mettre en œuvre son plan de jeu.


C'est pour cette raison qu'il est important de chercher à multiplier les matchs (officiels ou d'entraînement) : se heurter à la réalité est le meilleur moyen de connaître les points à améliorer pour progresser.

Quoi de plus sympa pour un coach d'avoir son joueur qui arrive le jour de l'entraînement et qui vous dit : « tiens j'ai joué en match cette semaine et j'ai vu que j'avais du mal à faire telle ou telle chose ». Ça permet de donner du sens à l'entraînement à partir de ce constat et de redéfinir des objectifs de progression...

vendredi 3 janvier 2014

La technique et la tactique L'INTERDEPENDANCE
















1. La technique : un moyen, des sensations (l’intuition)

Utilisation de l’énergie cinétique et de l’inertie.


- Les bras : gestuelle appropriée aux intentions tactiques.

- Les jambes : liberté et efficacité (apporter un + aux bras), aider et non pas contraindre, les
  jambes ont un rôle prépondérant dans l’organisation du joueur. A chaque déplacement correspond une technique et une vitesse de jambes.

- La dissociation : pieds - jambes - hanche - buste - bras - poignet - main.

- Le rôle de la hanche dans la transmission d’énergie.

- Le rôle du coude : au service, en revers à une main et à la volée.

- L’importance du Timing des jambes et des bras : Il consiste à trouver le moment idéal de 
   la poussée des jambes et de l’accélération de la tête de raquette.
- L’importance du relâchement : gage de fluidité, de coordination et d’accélération.

- Le manche de la raquette matérialise le prolongement du bras.

- Le tamis de la raquette matérialise le prolongement de la main.

- Les sensations : la maturité de la technique apparaît lorsque le joueur ressent ce qu’il fait sans avoir à y réfléchir.

- La dépendance entre la technique et l’intention tactique.

- La détermination et l'optimisation de ses points forts.

- L'amélioration de ses points faibles. 
- L’effet ressort (devissage): il part de la pointe des pieds et remonte jusqu’à l’impact avec la balle en passant par la hanche et l’épaule.



2. La tactique : une intention, une pensée (objectif - réflexion)

- La concentration : la clé de la tactique.
- La gestion de la géométrie et du temps.

- La gestion du temps: gagner (accélération / attaque) ou reprendre (ralentissement / attente ou défense) du temps.

- La gestion de la géométrie : Trouver la trajectoire la mieux adaptée en fonction de sa position et de celle de l’adversaire sur le court

- Le replacement : recherche de la bissectrice.

- Les deux temps : réflexion (briefing) et intentions (avant l’action).

- La tactique dépend beaucoup des caractéristiques physiques et mentales (intéraction).

- Le timing (tactique): le coup juste au bon moment.
- Trouver sa filière de jeu : courte, moyenne, ou longue.
- L ’épée et le bouclier  : tel un chevalier il vaut mieux avoir une arme offensive et une arme défensive (plutôt que deux couteaux ou deux gants).
- Les coups d’attente, les coups d’attaque, les coups de défense.
- Tous les « grands joueurs » battissent leur « jeu » autour d’un coup fort (ex. R. Nadal et R.Federer en coup droit)

Les différences entre la technique et la tactique
La technique est un moyen. La tactique est un objectif.

Les points communs entre la technique et la tactique

La tactique dépend beaucoup de la capacité technique à exécuter un coup ou pas en fonction de la situation. La technique autant que la tactique vont toutes deux dépendre de la capacité physique et de la maîtrise mentale.